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Les régions ultrapériphériques de l'Union
européenne
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L’Union européenne compte sept régions ultrapériphériques
(RUP). Six sont des régions insulaires et une est une région continentale
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- les quatre départements d’Outre-mer (DOM)
français : la Guyane, région enclavée
dans la forêt amazonienne ; la
Guadeloupe (8 îles) et la Martinique dans les Caraïbes ; l'île
de la Réunion dans l'océan Indien
- les îles espagnoles des Canaries dans l'océan
Atlantique (archipel de 7 îles)
- les îles portugaises des Açores (9 îles)
et Madère (2 îles habitées) dans l'océan Atlantique
"L'ultrapériphérie" est fondée sur
5 caractéristiques originales :
- l'intégration au sein d'un double espace
géo-économique constitué, d'une part, d'une zone géographique de
proximité, et d'autre part d'un espace politique d'appartenance,
- l'isolement relatif, du fait du très grand
éloignement du continent européen, renforcé par l'insularité ou
l'enclavement,
- la dimension réduite du marché intérieur
local, liée à la taille de la population,
- des conditions géographiques et climatiques
limitant le développement endogène des secteurs primaires et secondaires
(absence de matières premières, caractère archipélagique, zones
de volcanisme actif,…),
- la dépendance économique d'un petit nombre
de produits ou même d'un seul produit.
Le poids démographique, économique et territorial
des RUP est faible par rapport à celui de l’ensemble de l’Union européenne
: elles représentent ainsi une population de 3,8 millions d’habitants,
soit 1% de la population de l’Union européenne. Leur superficie correspond
à 3% de la superficie de l'Union européenne (mais moins de 0,5% si
l’on exclut la Guyane). Sur le plan socio-économique, leur PIB atteint
66% de la moyenne de l'Union européenne (UE25).
Les RUP sont intégrées à l'Objectif 1 des fonds
structurels (régions en retard de développement). A ce titre, elles
se sont vu allouer, pour la période
2000-2006, un montant de 7,671 milliards d’euros dans le cadre des
Fonds
structurels. Les programmes spécifiquement conçus
pour ces régions - POSEIDOM pour les Départements d’outre-mer
français (1989), POSEICAN pour les îles Canaries (1991)
et POSEIMA pour les Açores et Madère (1991) constituent
le fil conducteur de la politique à l’égard des RUP.
Ils focalisent leurs efforts sur l'amélioration des infrastructures,
la promotion des secteurs productifs générateurs d'emplois
et sur le développement des ressources humaines. De nombreuses
autres initiatives existent également, qui tiennent compte
des handicaps (éloignement, insularité, compétitivité
réduite) de ces régions.
| Un
statut communautaire spécifique |
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La déclaration annexée au Traité de Maastricht
de 1992 a reconnu pour la première fois la notion de "région
ultrapériphérique".
En 1997, l'article 299.2 du Traité d'Amsterdam
établit une base juridique solide pour formuler et mettre en
œuvre des politiques spécifiques adaptées aux handicaps liés
à l'insularité et/ou l'éloignement de ces régions mais aussi
à leurs atouts originaux.
Depuis le rapport de la Commission européenne
de mars 2000 sur la mise en œuvre de l'article 299.2, diverses
réformes ou adaptations du cadre réglementaire
ont été introduites visant à établir
un statut permanent pour les RUP organisé autour d'une
stratégie de développement durable.
Par la suite, plusieurs Conseils européens
(Göteborg en juin 2001 ; Séville en juin 2002) ont
permis des avancées significatives dans la reconnaissance
des spécificités de RUP et l'adoption de mesures
concrètes qui visent à compenser les effets négatifs
de l'ultrapériphéricité et à promouvoir
la convergence économique et sociale de ces régions
vers des standards communautaires.
Le traité établissant une Constitution
pour l'Europe, signé par les chefs d'Etat et de Gouvernements
réunis à Rome le 29 octobre 2004, maintient ce
régime spécifique pour les RUP.
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| Quelles
nouvelles voies d'avenir pour les RUP ? |
Les gouvernements des trois Etats membres ont présenté
le 2 juin 2003 à la Commission un Mémorandum conjoint,
qui recense les difficultés rencontrées par les RUP
et propose des moyens pour répondre aux défis actuels
de leur développement et de tirer pleinement les effets de
l'article 299.2 du Traité, tant au plan de la Politique Régionale
dans le contexte de l'élargissement, qu'à celui des
autres politiques de l'Union européenne.
La Conférence des Présidents des 7 RUP
a, de son côté, présenté une contribution
au Mémorandum des Etats membres qui met en avant les quatre
principes d'action - l'égalité de chances ; la valorisation
des atouts ; le renforcement du partenariat ; la recherche de la cohérence
- qui devraient guider l'approfondissement des politiques communautaires
relatives à l'ultrapériphérie.
En réponse à la demande du Conseil
européen de Séville et celles des RUP et de leurs Etats
membres, la Commission européenne a adopté, le 26 mai
2004, une Communication qui présente une stratégie communautaire
pour les régions ultrapériphériques favorisant
"une approche globale et cohérente des particularités
de leur situation et des moyens d'y faire face". Cette stratégie
intitulée "Un partenariat renforcé pour les
RUP", complétée en août 2004 par un document
de travail détaillé, propose d'articuler sa stratégie
autour de trois priorités :
- améliorer la compétitivité
des RUP,
- réduire les difficultés d'accessibilité,
- et favoriser l'insertion des RUP dans leur
environnement géographique régional.
La Commission a proposé la mise en oeuvre de
deux nouveaux programmes pour les RUP :
- Le programme spécifique de compensation
des handicaps, qui serait financé par le FEDER pour la période
2007-2013 et doté de 1,11 milliard d'euros.
- Le plan d’action pour le grand voisinage : l’objectif
poursuivi est d’élargir l’espace naturel d’influence socio–économique
et culturel des régions ultrapériphériques.
Le plan d’action intègrerait des mesures non seulement en
matière de commerciale et douanière, mais aussi dans
le domaine de la coopération transnationale et transfrontalière.
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Etudes en cours
Deux études viennent d'être lancées par l'Unité
de coordination des questions liées aux régions ultrapériphériques
de la Direction générale de la Politique Régionale
de la Commission européenne. Ces deux études seront
terminées à l'automne 2005 :
- L'une porte sur les aspects réglementaires,
d'infrastructure et de tarification des services de communications
électroniques et des connexions haut débit dans les
RUP avec une comparaison de la situation existante avec le reste
du territoire communautaire et les pays voisins des RUP. Cette étude
est réalisée par un consortium piloté par l'IDATE
(France), comprenant le cabinet Louis Lengrand et Associés
- LL&A (France), l'Institut Inesc Porto (Portugal) et le cabinet
MM (Espagne).
- L'autre étude est relative à l'identification
et l'estimation des effets quantifiables des handicaps spécifiques
aux régions ultrapériphériques et des mesures
communautaires applicables pour réduire ces handicaps. Cette
étude constitue la première étape d'un travail
en partenariat avec les États membres et les régions
qui a pour objet d'établir une méthode de quantification
des handicaps, un modèle d'évaluation des politiques
publiques et de mettre en place un processus de collecte permanente
des données statistiques pour alimenter les modèles
de quantification des surcoûts et d'évaluation des
mesures à l'égard des régions ultrapériphériques.
Elle est réalisée par une consortium piloté
par le cabinet LL&A comprenant le Département d'Economie
Appliquée de l'Université Libre de Bruxelles (ULB
- Belgique) et qui associe un groupe d'experts, en particulier de
l'Université des Açores, de l'Université de
la Réunion et de l'Université de las Palmas de Gran
Canaria aux Canaries.
Etudes achevées
La Commission européenne a fait réaliser
deux études en 2001 et 2001, disponibles en téléchargement
sur ce site :
- L'une, réalisée pour le compte de la DG
Société de l'Information, sur "l'impact des technologies de
l'information et de la communication dans les régions ultrapériphériques
de l'Union européenne". Cette étude a été conduite entre janvier
et septembre 2001, par un consortium formé du cabinet LL&A,
de Sema Group Spain et d'Inesc Porto. Les résultats ont été présentés
officiellement à la Conférence des Présidents des RUP en septembre
2001 à Lanzarote (Canaries). "Elle doit maintenant être exploitée
dans chaque région, pour déterminer concrètement les actions à mener"
comme l'a déclaré le Commissaire Barnier le 4 février 2002.
- La seconde étude, réalisée pour le compte
de la DG recherche, sur "Mieux connaître la place de la recherche
et du développement technologique dans les régions ultrapériphériques
(RUP) de l'Europe et mieux les intégrer dans l''Espace Européen
de la recherche". Cette étude a été réalisée,
par un consortium composé du cabinet LL&A et d'Inesc Porto,
en association avec des équipes régionales dans chacune des RUP.
Elle a été présentée les 24 et 25 juin 2002 à la conférence
organisée aux Canaries dans le cadre de la Présidence espagnole
de l'Union européenne, sur la R&D dans les régions ultrapériphériques.
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